Avec Suda Goichi et Shinji Mikami aux commandes, on ne pouvait qu'espérer un titre complètement délirant. Force est de constater que Shadows of the Damned rempli parfaitement son contrat de ce point de vue. Il offre une ambiance atypique, à mi-chemin entre le survival-horror pure et la parodie façon série Z de mauvais goût. Il suffit de traverser certains décors et d'observer les détails pour se rendre compte de la folie qui hante le cerveau des 2 créateurs.Le joueur incarne Garcia Hostpur, chasseur de démon qui va tout faire pour délivrer sa bien aimée Paula des griffes de Fleming, le big boss des enfers. Le pitch de départ n'est pas franchement original, vous en conviendrez. Shadows of the Damned se présente comme un simple jeu d'action à la 3ème personne, semblable à un Resident Evil 4, pour ne citer que lui. Et même si on pestera parfois sur cette satanée caméra qui a la bougeotte, le gameplay reste plaisant et relativement fun. Car oui, on zigouille du démon à la pelle. Et tout ça à l'aide du fabuleux Johnson, sympathique crâne bavard qui a la possibilités de se transformer en 3 armes se présentant sous la forme d'un pistolet, une mitraillette et un shotgun. Ajouté à cela le fameux tir de lumière, qui permet d'immobiliser les ennemis et d'interagir avec des éléments du décors. Celui-ci permet, après un tir dans une tête de... chèvre, de rétablir la lumière et d'éviter une mort certaine dans les ténèbres. Ce même Johnson vous prodiguera aussi de précieux conseils durant les phases délicates et permettra parfois de se sentir moins seul.
Les ennemis rencontrés bénéficient presque tous d'un chara-design torturé et pour le moins original. Les boss eux, ne sont pas en reste et certains affrontements resteront dans les mémoires, d'autant plus qu'ils possèdent un background raconté sous forme d'un livre de comte.
Le soft n'est hélas pas bien long (comptez 7-8h) mais les phases de jeux varient et proposent des séquences suffisamment variées pour maintenir le joueur en haleine. On retiendra les parties shoot'em up, pas vraiment réussies ni ratées. Sa difficulté, au niveau normal, est tout à fait abordable et l'aspect survival entre finalement assez peu en compte dans la mesure où Garcia dispose d'une grosse cargaison de bouteilles d'alcool, trouvée çà et là ou achetée via Christopher, un démon marchand à l'allure étrange. Il est également possible d'upgrader votre arsenal ou votre jauge de vie à l'acquisition de grosses gemmes rouges.
Shadows of the Damned parvient donc à capter l'attention et à fournir de l'action bien sanglante en suffisance. Les petits gars de chez Grasshopper ont effectué dans l'ensemble, du très bon boulot. SotD est à conseiller à ceux qui voudrait une bonne dose de dépaysement dans l'horizon vidéoludique assez plat de ce premier semestre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire