"Ils ont des têtes d'abrutis" (version sans parodie)
Je ne sais même pas par où commencer afin de décrire ma consternation face à ce genre de "reportages".
Nous sommes en 2010 et ces chroniqueurs méprisent (une fois de plus) le joueur et cataloguent celui-ci parmi les abrutis, comme le monsieur le dit si bien à la 50'. Ces 2 individus, au travers d'une mini-séquence de 15 sec, identifient des millions de joueurs en tant que nolife (avec un ricanement malsain). Le monsieur à la chemise blanche (un certain Colas Duflo) compare également les gamers à Thierry Henry, un footballeur en "pleine santé" (surtout financière) et ajoute que les jeux vidéo ne font aucun bien à nous, joueurs (et d'après lui, ça se voit directement). On ne rappellera donc pas le splendide parcours de l'équipe de France en coupe du monde, une équipe soudée par la communication et son merveilleux jeu basé sur un collectif extraordinaire (ni de la main de Titi Henry, qui font de ce joueur, le cheater le mieux payé de la planète.
S'en suit évidemment les références historiques et littéraires (vous savez, celles que les intellectuels sont toujours obligés de caser dans une conversation, pour étaler leur grandes connaissances) de Dostoïevski et Nabokov, qui en fait n'ont strictement rien à faire dans ce genre de discours. Et si moi je cite Miyamoto et Will Wright dans mes conversations, j'aurai l'air malin ou pas?
L'autre peye embraye avec les mondes "désormais" en 3D (ça fait 15 ans que c'est comme ça) qui selon lui crée des univers réels mais dont on sait qu'ils ne le sont pas (vous me suivez?). Arrive alors la phrase choc "le jeu d'échecs crée des mondes d'une beaucoup plus grande richesse que ces jeux-vidéo qui vont s'épuiser en 8h, vous aurez fini un jeu, hein, les gens qui jouent au jeux-vidéo disent ça (preuve qu'il n'a jamais touché une manette, accompagné d'un ricanement), ce jeu est fini en un week-end. Le jeu d'échecs est un jeu qui lui, n'est pas fini". Loin de moi l'idée de critiquer un jeu éternel comme les échecs. Mais visiblement, ce monsieur n'a jamais entendu parler de Tetris, de Sim City, ni des centaines de jeux de stratégie qui permettent une rejouabilité quasi infinie et qui requiert une réflexion poussée et différente à chaque partie. Bien sûr qu'il y a des jeux idiots et crétins, c'est évident, mais ça vaut aussi pour la littérature, le cinéma et la musique.
Je m'en voudrais aussi de ne pas revenir sur sa dernière réplique : "Il en va du jeu comme de la littérature (hop, fallait la caser celle-là), il y a des jeux très pauvres : gratter un petit machin, s'abrutir devant un écran (c'est vrai que parcourir un Bioshock est aussi riche que gratter un billet de lotterie) et puis il y a des jeux d'une grande richesse, qui élève l'intellect (ricanement, ben oui il a surement beaucoup joué aux échecs), y a des jeux nobles et des jeux moins nobles. Le jeu d'échec a une place dans la culture occidentale, comme un symbole de la vie". Et Hop, ce mec fait un amalgame grossier et envoie valdinguer 30 ans de création vidéoludique à la poubelle en une seule phrase. Surpuissant le gars. Il ne prends même pas la peine de sauver certaines productions qu'il aurait pu essayer, non, rien de tout ça.
Mais outre le fait que ce reportage juge le monde du jeu vidéo en une pauvre séquence de 10 sec, c'est surtout le fait de donner la possibilité à ce personnage de donner son avis critique sur un monde dont il ne connait rien qui est scandaleux. Ce pseudo-intellectuel, qui n'a vraisemblablement jamais joué à un jeu vidéo de sa vie, se permet d'assassiner ouvertement et sans véritable débat de fond, tout un pan de la culture contemporaine et surtout des millions de personnes à travers le monde.
Est-ce que moi, du haut de mes 25 ans et de mes 20 pauvres livres lu durant toute ma vie, je vais oser , sur mon petit blog (et pas à la télévision) dire que la littérature, la poésie ou le théâtre, c'est chiant comme la mort?
Nous sommes en 2010 et ces chroniqueurs méprisent (une fois de plus) le joueur et cataloguent celui-ci parmi les abrutis, comme le monsieur le dit si bien à la 50'. Ces 2 individus, au travers d'une mini-séquence de 15 sec, identifient des millions de joueurs en tant que nolife (avec un ricanement malsain). Le monsieur à la chemise blanche (un certain Colas Duflo) compare également les gamers à Thierry Henry, un footballeur en "pleine santé" (surtout financière) et ajoute que les jeux vidéo ne font aucun bien à nous, joueurs (et d'après lui, ça se voit directement). On ne rappellera donc pas le splendide parcours de l'équipe de France en coupe du monde, une équipe soudée par la communication et son merveilleux jeu basé sur un collectif extraordinaire (ni de la main de Titi Henry, qui font de ce joueur, le cheater le mieux payé de la planète.
S'en suit évidemment les références historiques et littéraires (vous savez, celles que les intellectuels sont toujours obligés de caser dans une conversation, pour étaler leur grandes connaissances) de Dostoïevski et Nabokov, qui en fait n'ont strictement rien à faire dans ce genre de discours. Et si moi je cite Miyamoto et Will Wright dans mes conversations, j'aurai l'air malin ou pas?
L'autre peye embraye avec les mondes "désormais" en 3D (ça fait 15 ans que c'est comme ça) qui selon lui crée des univers réels mais dont on sait qu'ils ne le sont pas (vous me suivez?). Arrive alors la phrase choc "le jeu d'échecs crée des mondes d'une beaucoup plus grande richesse que ces jeux-vidéo qui vont s'épuiser en 8h, vous aurez fini un jeu, hein, les gens qui jouent au jeux-vidéo disent ça (preuve qu'il n'a jamais touché une manette, accompagné d'un ricanement), ce jeu est fini en un week-end. Le jeu d'échecs est un jeu qui lui, n'est pas fini". Loin de moi l'idée de critiquer un jeu éternel comme les échecs. Mais visiblement, ce monsieur n'a jamais entendu parler de Tetris, de Sim City, ni des centaines de jeux de stratégie qui permettent une rejouabilité quasi infinie et qui requiert une réflexion poussée et différente à chaque partie. Bien sûr qu'il y a des jeux idiots et crétins, c'est évident, mais ça vaut aussi pour la littérature, le cinéma et la musique.
Je m'en voudrais aussi de ne pas revenir sur sa dernière réplique : "Il en va du jeu comme de la littérature (hop, fallait la caser celle-là), il y a des jeux très pauvres : gratter un petit machin, s'abrutir devant un écran (c'est vrai que parcourir un Bioshock est aussi riche que gratter un billet de lotterie) et puis il y a des jeux d'une grande richesse, qui élève l'intellect (ricanement, ben oui il a surement beaucoup joué aux échecs), y a des jeux nobles et des jeux moins nobles. Le jeu d'échec a une place dans la culture occidentale, comme un symbole de la vie". Et Hop, ce mec fait un amalgame grossier et envoie valdinguer 30 ans de création vidéoludique à la poubelle en une seule phrase. Surpuissant le gars. Il ne prends même pas la peine de sauver certaines productions qu'il aurait pu essayer, non, rien de tout ça.
Mais outre le fait que ce reportage juge le monde du jeu vidéo en une pauvre séquence de 10 sec, c'est surtout le fait de donner la possibilité à ce personnage de donner son avis critique sur un monde dont il ne connait rien qui est scandaleux. Ce pseudo-intellectuel, qui n'a vraisemblablement jamais joué à un jeu vidéo de sa vie, se permet d'assassiner ouvertement et sans véritable débat de fond, tout un pan de la culture contemporaine et surtout des millions de personnes à travers le monde.
Est-ce que moi, du haut de mes 25 ans et de mes 20 pauvres livres lu durant toute ma vie, je vais oser , sur mon petit blog (et pas à la télévision) dire que la littérature, la poésie ou le théâtre, c'est chiant comme la mort?
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